26ème Sommet de l’Union Africaine : L’Algérie réaffirme à Addis-Abeba les principes de sa politique extérieure

ADDIS-ABEBA- Le 26ème sommet de l’Union africaine dont les travaux se sont déroulés les 30 et 31 janvier, à Addis-Abeba, a été une occasion pour la diplomatie algérienne de faire triompher les positions que l’Algérie a toujours défendues concernant les questions de paix et de sécurité, de développement et des droits de l’homme.
Au sujet des crises et conflits qui rongent le continent, l’Algérie qui a toujours rejeté la solution de l’intervention militaire en privilégiant plutôt le règlement pacifique et politique par la voie du dialogue et de la concertation, n’a pas manqué de faire entendre sa voix devant les dirigeants africains en affirmant que tous les conflits peuvent être résolus sur la table des négociations, loin des guerres destructives.
C’est le cas notamment en Libye où l’Algérie qui a œuvré, depuis le début de la crise dans ce pays, à rassembler les différentes parties en conflit, s’est félicitée de la signature de l’accord politique permettant la constitution d’un gouvernement d’union nationale et la mise en place d’institutions démocratiques et pérennes, soulignant que cet accord est la seule voie à suivre et qu’aucune autre initiative ne devrait être entreprise.
L’Algérie a également mis en relief l’importance d’une mobilisation diplomatique accrue au niveau international en faveur de la criminalisation du paiement des rançons pour la libération d’otages, ainsi que pour l’adoption d’un instrument juridique international contraignant, destiné à permettre le tarissement de toutes les sources de financement du terrorisme.
L’Algérie a, en outre, appelé en renforcement des capacités du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme, dont le siège est implanté à Alger.
Au sujet des droits de l’homme, thème central du sommet d’Addis-Abeba, l’Algérie a mis en avant les avancées « significatives » accomplies dans ce domaine, plus précisément en ce qui concerne la promotion des droits de la femme.
Au sujet de la réforme des Nations Unies, l’Algérie s’est engagée en faveur d’une position africaine commune afin de promouvoir les « revendications légitimes » de l’Afrique visant à occuper un siège permanent au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.
S’agissant, par ailleurs, de la problématique du changement climatique, l’Algérie s’est prononcée en faveur d’une action « renforcée et solidaire » de la coopération internationale, tout en étant « convaincue » que l’accord de Paris « répond aux principales préoccupations de toutes les parties, de manière juste, équilibrée et en conformité avec les principes de la Convention de Durban.

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